Le point d'ébullition des différents liquides varie en fonction de la pression : plus la pression est élevée, plus le point d'ébullition est élevé. Par exemple, l'eau bout à +100°C à une pression normale. Si vous doublez la pression, l'eau bout à 120°C. Si vous diminuez la pression de moitié, l'eau bout à 80°C. Le fluide frigorigène de la pompe à chaleur agit de la même façon : le point d'ébullition change si la pression change. Le point d'ébullition du fluide frigorigène se situe à - 40 °C environ à une pression atmosphérique normale, c’est ainsi que les pompes à chaleur air/eau peuvent fonctionner jusqu’à – 25°C, tout en prélevant de l’énergie.
Pour les pompes à chaleur air/eau, de la glace peut se former au niveau de l'évaporateur lorsque les températures extérieures sont inférieures à + 10°C. Les énormes débits d’air aspirant autant l’humidité que l’air lui-même. Lorsque la glace obstrue le débit d'air de l'évaporateur, le dégivrage automatique est activé. Le dégivrage est commandé par la régulation et actionne la vanne quatre voies. La vanne inverse le trajet du liquide frigorigène dans le circuit de sorte que le gaz chaud fasse fondre la glace au niveau des ailettes de l'évaporateur. C’est aussi pour cette fonction de dégivrage que nous recommandons toujours la mise en place d’un ballon tampon, votre réseau de chauffage prélevant les calories dans le ballon tampon tandis que la PAC assure sa fonction de dégivrage.
Le fluide frigorigène se mélange à l'air extérieur dans l'évaporateur (échangeur thermique ressemblant à un radiateur de camion). L'air est aspiré dans l'évaporateur à l'aide d'un ventilateur situé sur le dessus de la pompe à chaleur ou sur le coté suivant les cas. Le fluide frigorigène, qui se trouvait auparavant à l'état liquide, s'évapore lors de ce processus. La pression est basse et de la chaleur est nécessaire. La chaleur est tirée de l'air extérieur.
Le compresseur augmente la pression du liquide frigorigène. La température de la vapeur atteint environ 100°C. Le gaz chaud est ensuite transmis au condenseur.
Le condenseur est la partie de la pompe qui émet de la chaleur. Dans le condenseur, qui est souvent un échangeur à plaques soudé, le fluide frigorigène (à l'état gazeux) s’échange à l'eau provenant du circuit de chauffage (les radiateurs à eau ou le plancher chauffant). Lorsque le gaz chaud est refroidi par l'eau du circuit de chauffage, il passe à l'état liquide (phénomène de condensation). Dans ce processus, les calories sont transmises au circuit de chauffage ou d'eau chaude. Après être passé par le condenseur, le fluide, qui se trouve maintenant à l'état liquide, est dirigé vers un filtre de séchage.
Le filtre déshydrateur est utilisé pour recueillir l'éventuelle humidité du système.
Le voyant liquide est utilisé pour vérifier le niveau de fluide dans le système. Le voyant liquide ne doit pas présenter de bulles lors d'un fonctionnement normal. La présence de bulles est toutefois possible au démarrage, à l'arrêt de la pompe à chaleur ou lors du dégivrage. Après le passage par le voyant liquide, le fluide frigorigène est dirigé vers un détendeur.
La pression du fluide frigorigène est diminuée dans le détendeur, capillaire ou thermostatique , ce qui entraîne une baisse de la température. Lorsque le fluide frigorigène sort du détendeur et passe par l'évaporateur, il se transforme à nouveau en vapeur. Le cycle du fluide frigorigène est alors terminé.
L’installation d’un ballon tampon est « obligatoire » pour qui veut pérenniser son matériel. Ce ballon sert avant tout à augmenter le volume en eau des installations de manière à éviter les court cycles de la pompe à chaleur, ce qui pourrait être préjudiciable à la PAC. Ce ballon sert également à vous éviter de ressentir le cycle de dégivrage de la pompe à chaleur, les calories du ballon étant prélevées pour le circuit de chauffage.
Les standards d’isolation des années 70 ne sont plus les mêmes aujourd’hui ! C’est tout l’enjeu du grenelle de l’environnement.
Votre maison a son histoire et il nous faut la déchiffrer. Il s’agit de déterminer avant tout les déperditions de la maison. C'est-à-dire la capacité du bâti à retenir la chaleur. On parle de puissance perdue à la température de base.
Celle-ci est différente suivant les régions et corrigée suivant la proximité du littoral ou l’altitude du site.
Dans la région parisienne la température de base est -7°C.
Pour un dimensionnement de principe, il vous faudra prendre cette température de base et l’additionner à votre température de confort, en général 20 °C. Ce qui nous donne 27 °C.
Ce paramètre établi, il nous faut définir le volume de votre habitation. Surface par hauteur de plafond. Pour une maison de 100 m² et une hauteur de plafond standard de 2.5 m, nous avons un volume de 250 m3.
Ces deux paramètres sont à multiplier : 250x27=6750 convertis en Watts.
Une appréciation rigoureuse de votre bâti permettra de corriger cette puissance estimée, en fonction de la qualité d’isolation recensée. Le coefficient de correction se situera entre 0.7 et 2.
Cette même maison de 100 m² aura des déperditions différentes selon qu’elle ait été construite en 1970 ou de nos jours.
Pour une détermination exacte du coefficient G, la visite de notre technicien s’impose.
A chaque habitat sa pompe à chaleur. Votre installation est unique.
Des températures de chauffage de PAC s’étalant de 35 à 65°C, des isolations présentant de grandes diversités, des conditions d’installations différentes d’une maison à l’autre, l’estimation d’une installation impose toujours d’évaluer tous ces éléments en même temps. C’est à la suite d’une visite et d’une étude personnalisée que nous serons en mesure d’établir un devis ferme.